Section du 19ème Jean Jaurès
Le 19ème avec Ségolène

20 February 2007

Nouveau blog : 1avenir9.fr

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Je vous invite à nous rejoindre sur notre blog de soutien à ségolène Royal:

1avenir9.fr (ou sego19.free.fr )

29 January 2007

Co-développement et solidarité internationale : Une coopération citoyenne et des partenariats égalitaires pour un développement partagé.

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Débat participatif

Poursuivant la démarche participative de Ségolène Royal – 5000 débats participatifs dans tout le pays, et une « première » réussie dans le 19e- nous vous invitons à un nouveau débat participatif.

La moitié de la population mondiale, soit 3 milliards d’êtres humains, vit avec moins de 2 dollars par jour. Ce débat participatif traitera de la lutte contre cette pauvreté et ces inégalités, et contribuera à l’élaboration de la nouvelle politique de coopération et de solidarité que Ségolène Royal veut mettre en oeuvre.

Les pays développés se sont engagés à consacrer à l’aide au développement 0,7% au moins de leur produit national brut d’ici 2015 (Déclaration du Millénaire de l’ONU). La France (Etat et collectivités territoriales) doit y prendre toute sa part pour produire plus d’équité, en valorisant l’échelon local et les relations de proximité, au plus près des besoins du terrain (éducation, santé, promotion des femmes,développement économique et social, accès à l’eau et à l’énergie, etc.).

Ensemble, avec des associations et des « grands témoins » qui agissent au service de la solidarité nationale et internationale, ce débat permettra de s’interroger sur les relations entre pauvreté, migration, environnement, et développement « ici et là-bas ».

Premiers grands témoins :

  • Roland BIACHE -Solidarité Laïque-
  • Yera DEMBELE -Forim-Fafrad-
  • Jocelyne BERDU -ONG Atout Sud, Femmes & développement
  • Marie-Hélène GILLIG –FINANSOL-
  • et Mamadou BATHILY

RENDEZ-VOUS JEUDI 1er FEVRIER à 19H30

ECOLE 5-23 Rue des Lilas/Rue Eugénie Cotton/ Métro Place des Fêtes

«Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté doit commencer par leur garantir l’existence »

Léon BLUM

26 January 2007

La violence domestique n’est pas une affaire privée

Filed under: Uncategorized — le19emeavecsegolene @ 21:53
En France :

  • Une femme sur dix en couple est victime de violences physiques
  • Un viol toutes les deux heures
  • Une femme morte tous les trois jours

Parmi les mesures prévues dans le projet socialiste pour créer et renforcer les nouvelles sécurités, une préoccupation prioritaire de Ségolène Royal concerne les violences domestiques, c’est-à-dire les violences physiques et psychiques faites aux femmes et aux enfants à l’intérieur de la cellule familiale. Enquête dans le 19ème arrondissement, au plus près de la réalité, sur ce que les associations attendent d’un gouvernement socialiste.

Les violences faites aux femmes restent encore souvent un sujet tabou. Même si, depuis quelque temps, on en parle davantage grâce à des manifestations de sensibilisation comme la « Journée internationale de la lutte contre les violences faites aux femmes » ou les alertes données par les associations, aucun gouvernement n’en a encore fait une véritable affaire d’état. Ce problème social et familial touche pourtant – contrairement aux idées reçues – toutes les communautés ainsi que toutes les couches sociales. La violence domestique n’est pas une affaire privée et certainement pas un dérapage isolé qui se limiterait à des groupes sociaux bien définis !

Ségolène Royal:

« Oui, j’ai pris l’engagement de faire en sorte que la lutte contre les violences faites aux femmes - un viol commis en France toutes les deux heures, une femme qui meurt sous les coups de son conjoint tous les trois jours – devienne une affaire d’État. Ce sera le premier texte dont le nouveau Parlement sera saisi. »

Le 19ème arrondissement, qui est parmi les plus grands et les plus peuplés de Paris, est particulièrement touché par les violences domestiques. La Mairie de Paris et plus particulièrement la Mairie du 19ème arrondissement ont commencé à mettre en place un plan d’action : Deux policiers femmes du 19e, référentes ‘violences conjugales’, ont pour mission de recevoir et de prendre en charge les femmes victimes de violences (un effort d’accueil et de formation). Le suivi de la victime est désormais le travail d’une seule personne, ce qui crée un lien renforcé et facilite les démarches complexes. Ces mesures et la reconnaissance d’une problématique sociétale qui a été gardée pendant trop longtemps sous silence sont un premier pas. Mais le chemin est encore long quand on imagine qu’en Île-de-France seulement 10% des demandes d’hébergement des femmes en situation d’urgence, souvent accompagnées de leurs enfants, peuvent être satisfaites. Le centre d’hébergement Louise Labé dans le 20ème arrondissement est le plus proche accueil spécialisé pour les femmes victimes de violence domestique. Ce centre dispose de 30 places et doit refuser en moyenne une centaine de demandes d’accueil d’urgence par mois.

Pinar Hüküm de l’Association franco-turque ELELE:

« Il n’y a pas de culture pour la violence. Mais il y a une spécificité dans le traitement. On ne peut pas aider une femme turque comme une femme française. Il y a des types d’aide adaptés culturellement. »

Plusieurs associations très actives sont situées dans le 19ème arrondissement ou en toute proximité. L’Association Libres Terres des Femmes, qui a été créée récemment, est en contact avec la Mairie du 19ème pour réaliser son objectif principal : la création d’un lieu d’hébergement de 30 places avec un accueil d’urgence, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. L’association franco-turque ELELE (« La main dans la main ») s’occupe de l’accompagnement physique et psychologique des femmes d’origine turque victimes de violences domestiques. Ces violences sont souvent précédées d’un mariage forcé, et la possibilité d’arriver au crime d’honneur – ce cas extrême où la famille de l’homme quitté retrouve l’épouse et va jusqu’au meurtre pour sauver l’honneur familial – demande impérativement l’éloignement de la femme. Ce qui manque le plus cruellement pour ce genre de situation sont des centres d’hébergement anonymes et sécurisés.

Les 5 fondatrices de l’association Libres Terres des Femmes, dont Carole Keruzore (à gauche)Carole Keruzore de l’Association Libres Terres des Femmes :

« Les femmes qui ont été victimes de violence n’ont pas forcément besoin de réinsertion sociale. Elles sont dans la majorité des cas complètement intégrées, ayant un travail et des enfants. La loi espagnole, que Ségolène Royal voudrait prendre comme exemple pour une nouvelle loi française, est très intéressante. En plus, elle a le mérite d’avoir déjà démontré que ça marche ! »

Unanimement, les associations insistent sur l’importance de la formation des professionnels : Policiers, travailleurs sociaux ou médecins sont souvent en première ligne mais pas toujours suffisamment préparés pour accueillir des femmes victimes de violence et en détresse psychique. Il faudrait renforcer et mieux organiser la collaboration entre les services sociaux, la police et la justice. Une avancée se ferait également en centralisant sur un seul interlocuteur le combat juridique entre divorce, garde des enfants et plainte pour violences.

Le Projet des Socialistes

Le projet socialiste prévoit un plan de lutte contre les violences conjugales et familiales et pour la protection de l’enfance et de l’adolescence en danger. Le renforcement des politiques partenariales de sécurité entre les services de l’Etat, les collectivités locales, les associations et tous les acteurs concernés, est au cœur de ce plan. Ce projet s’inspire du modèle espagnol qui est très avancé et qui a déjà fait ses preuves. « Ce que nous voulons, c’est qu’il y ait un engagement et une mobilisation des services sociaux, de la police, et de la justice pour faire qu’une femme qui subit des violences conjugales soit réellement soutenue et accompagnée du début à la fin » résume Delphine Batho, Secrétaire nationale du PS à la sécurité.

Pour Safia Lebdi de l’association « Ni putes ni soumises », la proposition socialiste est une vraie avancée. « Il serait très intéressant de suivre le schéma espagnol. Il permet de sortir l’homme responsable du foyer, reconnaît le statut de victime de la femme et la nécessité d’un suivi psychologique, professionnel et juridique. Il s’agit donc d’un vrai combat contre les violences faites aux femmes. Un accompagnement est prévu, les juges sont compétents pour se prononcer sur ces affaires, et la sécurité autour de la victime est assurée. »

Interrogée sur la violence domestique, Ségolène Royal commente sur Canal+ (21 janvier 2007) un extrait d’un débat participatif organisé à Roubaix par le Parti Socialiste:

Une femme s’adresse à Ségolène Royal : « Il faut savoir ce que tu vas faire pour des femmes qui se barrent en pleine nuit avec les enfants dans l’abribus sous la pluie – parce que, après, on revient toujours avec notre mari – parce qu’on n’a pas de travail, qu’on n’a pas de logement. Tout ce que je voudrais, c’est que, une fois passée, tu t’occupes bien de nous. »

Ségolène Royal : « Cette voix là, jamais je ne l’oublierai. Je vais faire une reforme en profondeur pour que les femmes battues puissent rester à leur domicile et que ce soit le conjoint violent qui soit écarté et soit soigné éventuellement, parce qu’il faut peut-être remettre debout ces hommes qui frappent leurs femmes, souvent parce qu’eux-mêmes, enfants, ont vu leur père taper leur mère. Il faut mettre fin à cette spirale de la violence et de la brutalité. Alors il va falloir en effet faire une reforme. (…) Si les femmes se portent mieux, c’est la société tout entière qui va mieux.»

Roubaix, le 19 janvier 2007

Que faire quand vous êtes victime de violences domestiques ?

Composer le 01 40 33 80 60, une permanence téléphonique pour femmes, victimes de violence, et leur entourage : écoute, orientation et information (lundi au samedi de 7h30 à 23h30).

Composer le 115, numéro du SAMU Social : orientation vers les structures d’aide adaptée. En cas de danger immédiat, appelez la police.

Les Associations dans le 19ème arrondissement ou à proximité

Libres Terres des femmes

libresterresdesfemmes@hotmail.fr

Fédération Nationale Solidarité Femmes

Tél : 01 40 33 80 90

ELELE (association franco-turque)

Tél : 01 43 57 76 28

http://www.elele.info/

Association des femmes d’ici et de là bas

Tél : 01 53 72 89 10

Ni putes ni soumises

Tél : 01 53 46 63 00

http://www.niputesnisoumises.com/

20 January 2007

Compte-rendu du débat participatif du jeudi 18 janvier à l’école 43 rue Armand Carrel.

Filed under: Campagne 2007 — le19emeavecsegolene @ 10:49

La démarche participative de Ségolène Royal.

Fidèle à la démarche initiée par Ségolène Royal qui consiste à préférer aux « grandes messes » médiatiques coûteuses où un responsable politique délivre la bonne parole devant une assemblée de militants, une démarche participative qui vise à associer les français à l’élaboration de son projet présidentiel, le comité de soutien à Ségolène Royal du 19ème arrondissement a organisé, jeudi 18 janvier, son premier débat participatif.

Cette réunion, qui a rassemblé plus de 200 habitants du 19ème , avait pour thème : « Travail et revenus, vie familiale, violence… Comment construire de nouvelles sécurités ? ».

Au cours de cette soirée, des interventions riches et nombreuses, d’abord des grands témoins -une magistrate et un responsable d’une mission de médiation sociale- puis des habitants du 19ème, salariés, syndicaliste, médecin, étudiant, directeur d’école, retraité et élu-e-s de l’arrondissement… ont permis de faire émerger un constat partagé sur l’état de notre société puis un certain nombre de propositions et pistes de réflexions qui seront transmises à l’équipe de campagne de Ségolène Royal.

Un constat partagé : des insécurités multiples qui font perdre la confiance en l’avenir.

Aujourd’hui notre société est minée par des formes multiples d’insécurités. Il s’agit bien sûr de l’insécurité liée aux violences, mais aussi de l’insécurité sociale produite par la précarité, le chômage, les difficultés de la vie quotidienne (logement, vie chère…). Il s’agit aussi de l’insécurité juridique et la nécessité pour chacun de pouvoir faire respecter ses droits.

Ces insécurités multiples ont comme conséquence une perte de confiance en l’avenir. Depuis maintenant plusieurs années, le sentiment que l’ascenseur social ne permettra plus à ses enfants d’avoir une vie meilleure que la sienne s’est développé. C’est là un facteur puissant d’incertitude, de crainte face à l’avenir et de mal vivre dans notre société.

Face à ces insécurités, il convient de rétablir la confiance, de donner un sens à notre vie collective pour permettre à chacun de trouver sa place dans la société.

Des pistes de réflexion et des propositions pour retrouver la confiance.

1) Faire fonctionner mieux les services publics : l’école, la police et la justice doivent retrouver toute leur place dans les quartiers et regagner la confiance des citoyens. Plusieurs propositions ont été formulées :

- l’école a un rôle essentiel pour permettre la transmission de valeurs et de savoirs indispensable pour la vie en société. Des moyens complémentaires devront être donnés notamment pour permettre un encadrement renforcé dans les collèges.

- La police doit être plus proche des citoyens. La police de proximité doit être rétablie et une commission indépendante de contrôle de son action, qui pourrait être saisie par les citoyens en cas de problème, doit être créée.

- La justice doit être plus rapide, notamment pour les mineurs, et les sanctions adaptées et proportionnées aux délits commis afin d’éviter autant que possible la prison. Chacun doit pouvoir être défendu et une cotisation sociale citoyenne pourrait être créé pour permettre à tous d’avoir un avocat pour faire valoir ses droits.

2) Sécuriser les salariés. Il convient d’améliorer les conditions de travail des salariés et créer les conditions d’un retour rapide à l’emploi pour ceux qui sont au chômage en sécurisant les parcours professionnels. Les syndicats doivent être renforcés et la syndicalisation encouragée. La justice au travail doit être, elle aussi, améliorée.

3) Lutter contre les discriminations. Chacun, quelque soit son origine, doit trouver sa place dans la société. Il faut mettre fin à l’insécurité juridique permanente entretenue par la droite qui a comme effet de déstabiliser des familles entières.

4) Mobiliser toute la société. Retrouver la confiance en l’avenir nécessite la mobilisation de tous afin de donner un sens à notre vie collective. Chacun doit prendre sa place dans ce combat :

- les associations, qui ont été fragilisées par l’action de la droite, doivent être confortées dans leur rôle essentiel qui est de développer le lien et la cohésion sociale. Elles devront bénéficier de moyens complémentaires, notamment des moyens humains qui leur font défaut depuis la suppression des emploi-jeunes.

- les citoyens ont également leur rôle à jouer. Chacun à sa place doit participer à la vie collective qui passe par des petits gestes quotidiens de dialogue ou d’entraide avec ses voisins. C’est cette mobilisation citoyenne qui pourra redonner un sens et des repères et faire reculer ce sentiment d’insécurité global encore plus développé dans les grandes villes où l’anonymat et l’indifférence constituent encore trop souvent les règles de notre vie collective.

- les politiques et les candidats à l’élection présidentielle. Il faut se garder des effets d’annonce des campagnes électorales et des promesses de « grandes lois » votées au parlement, qui n’ont que peu d’effet sur la vie quotidienne et qui contribuent à discréditer la parole des politiques.

La campagne électorale doit permettre la formulation de propositions concrètes et efficaces qui améliorent réellement la vie quotidienne.

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Ce compte-rendu du débat participatif est le reflet de la réunion et des échanges qui se sont déroulés le 18 janvier. Il sera transmis à l’équipe de campagne de Ségolène Royal. N’hésitez pas, si vous souhaiter l’enrichir et faire part de vos propositions, à nous contacter par mail ou par courrier. Comité de soutien du 19e à Ségolène ROYAL – Parti Socialiste – 18 rue Petit – 75019 ParisRoger Madec, président – François Dagnaud, mandataireDesirsdavenir19@free.fr


5 January 2007

La cérémonie de parrainage républicain du 18 décembre à la Mairie du 19ème

Filed under: Dans la section — le19emeavecsegolene @ 8:00

La cérémonie de parrainage républicain du 18 décembre à la Mairie du 19èmeIls sont venus, ils sont tous là. Environ trois cents personnes, famille sans papiers accompagnées de leurs parrains et marraines, militants de RESF 19°, de partis de gauche, d’associations de quartier. Une bonne dizaine d’élus de l’arrondissement et du Conseil de Paris, ceints de l’écharpe tricolore. Des poussettes un peu partout, des enfants qui dansent, dorment et passent de mains en mains pour un câlin.

On s’entre photographie, on s’échange des informations sur la situation de telle ou telle famille. On se reconnaît d’on ne sait plus où. Manifestations, pieds de grue devant un tribunal administratif… On se salue, on s’étreint…

Ceux pour lesquels ils sont venus, sont arrivés du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, d’Inde, du Moyen Orient, de Chine…. Ils sont assis là, tranquilles, un peu impressionnés. Une atmosphère à mi chemin entre bonhomie et solennité.

Roger Madec, maire du 19ème, dans son discours d’accueil, assure que « l’équipe de la mairie est pleinement engagée dans la mobilisation contre la politique actuellement menée à l’encontre des familles sans papiers, et annonce que « toute la gauche a voté en faveur de la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les conditions d’application de la circulaire Sarkozy.

On sait bien qu’un quota de bénéficiaires a été sournoisement mis en place ».

Geneviève Allali, enseignante, représentant le réseau RESF se félicite : « trente familles, une cinquantaine d’enfants, vont être parrainées ce soir par des citoyens, parents d’élèves ou non.

Ce sont les victimes d’une politique d’exclusion et de rejet du ministère de l’intérieur. Peu de familles ont pu être régularisées par le biais de la circulaire Sarkozy ; le couperet est tombé, avec des refus, injustifiés, révoltants… Le parcours qui mène à l’obtention de papiers est long et difficile. Un engagement sans faille est nécessaire à leurs côtés, poursuit Geneviève Allali, c’est bien là le but de ces parrainages citoyens. Mais l’action de RESF ne se limite pas aux seuls parrainages de familles. Le réseau est capable d’une mobilisation immédiate en cas d’arrestations, s’efforce de faire sortir des personnes des centres de rétention, le deuxième mardi du mois, RESF manifeste à Belleville contre les expulsions…. ». Puis, citant de nombreux cas relevés dans des établissements scolaires du 19e arrondissement, Geneviève Allali a remercié la mairie de son soutien et notamment des nombreuses lettres à la Préfecture émanant de son cabinet.

Un tonnerre d’applaudissements salue son mot de la fin « on ne nous séparera pas ».

Et le fait est qu’ici, on se serre le coudes. Sur les chaises, souvent musicales. Dans les allées, encombrées de gens qui n’ont pas trouvé à s’asseoir…

Une conteuse, toute de rouge vêtue raconte les efforts résolus d’une femme malienne pour briser sa solitude. Elle s’assoit simplement devant son immeuble, sur un tabouret pour voir passer les gens, leur parler, s’enquérir de leur vie.. comme au pays, déclenchant la colère de son mari mais au bout d’un moment l’adhésion de tout le quartier…

Puis, chaque famille retrouve ses parrains et marraines et s’avance devant l’élu(e) qui leur remet un certificat barré bleu blanc rouge…l’emblème d’une France qui ne renonce pas à ses valeurs. Echarpes tricolores, petit moments d’intimité républicaine, bouquets…

François Dagnaud, premier adjoint au mairie du 19ème, prononce un petit discours expliquant le sens de cet acte de parrainage ; « la volonté de placer ces familles sous la protection des institutions républicaines, une manifestation d’éducation citoyenne, de fraternité, de respect à l’égard de ses semblables ».

Bref, le symbole d’une France qui lâche pas la main de ceux que l’on veut chasser. Et surtout pas celle de ce bambin africain qui se dandine sur une musique bollywoodienne. Deux adolescents indiens, le frère et la soeur, dansent sur scène, avec grâce et vigueur. Ils sont convoqués dans trois jours au tribunal administratif. Motif : recours contre une reconduite à la frontière…

Renée DAVID AESCHLIMANN

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